Dragons 2

538891.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTandis qu’Astrid, Rustik et le reste de la bande se défient durant des courses sportives de dragons devenues populaires sur l’île, Harold et Krokmou, désormais inséparables, parcourent les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix. Ils vont devoir se battre pour défendre leurs valeurs et préserver le destin des hommes et des dragons.

Il y a quatre ans déboulait sur nos écrans une tornade visuelle, un petit bijou d’animation sous forme de conte initiatique qui nous fit nous réconcilier  – en partie – avec la 3D. Dragons narrait la rencontre improbable entre Harold, un jeune viking appelé à combattre ces dangereuses créatures légendaires et Krokmou, un Furie nocturne vif et attendrissant. Une belle amitié va naître peu à peu et mettre à mal les préjugés qui sévissaient alors dans la tribu viking.

De l’aventure, de l’humour, de l’émotion, de l’inattendu, du spectaculaire… le premier volet de la trilogie signée Dean DeBlois (Dreamworks) a placé très haut le niveau d’exigence des spectateurs.

Présenté au dernier Festival de Cannes avec un enthousiasme contagieux, Dragons 2 a réussi à mettre la Croisette à ses pattes.

Les enfants ont grandi, les dragons sont devenus les mascottes de l’île de Beurk, où l’harmonie règne entre les espèces, et Harold l’indépendant est désigné pour succéder à son père à la tête de la tribu.  Mais à dos de dragon, l’aventure n’est jamais loin pour nos héros intrépides…

Des retrouvailles poignantes, des nouveaux personnages inquiétants – dont le dragon de glace et son pendant terrible, le dragon aquatique – qui s’insèrent parfaitement au récit, un propos intelligent sur la tolérance et le pardon, une intrigue à rebondissements, une mise en scène imaginative et fort ingénieuse, et des images toujours époustouflantes (le réalisme avec lequel le décor – tel le mouvement des vagues – est rendu est épatant, et quel plaisir de retrouver cette même sensation vertigineuse de voler aux côtés des personnages!)… Dragons 2 enchante et remplit toutes les attentes nourries ces quatre dernières années. Le niveau d’exigence est monté d’un cran, mais l’on se réjouit déjà de savoir qu’un troisième chapitre est en préparation.

Sortie le 2 juillet 2014.

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X-Men : Days of Future Past

575642.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’action se passe dans un futur proche. Des armes de destruction massive ont été mises au point pour exterminer les mutants. Grâce aux pouvoirs de Kitty, les X-Men parviennent à envoyer Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

Aux commandes de ce 7e volet des X-Men, Bryan Singer (qui a réalisé les deux premiers épisodes) ne lésine pas sur les moyens pour nous en mettre plein la vue.

Des personnages dans la tourmente, de l’action mesurée, une ribambelle de cascades spectaculaires, une intrigue parfaitement maîtrisée, qui jongle sur deux époques avec fluidité, une mise en scène grandiose, un humour au second degré… X-Men : Days of Future Past exploite tous les codes de la saga Marvel avec brio.

Singer, particulièrement inspiré, s’entoure d’un casting épatant (Hugh Jackman, Jennifer Lawrence, James McAvoy, Ian McKellen, Michael Fassbender, Patrick Stewart… pour n’en citer que quelques uns) pour nous livrer un nouvel opus des plus sensationnels, qui s’insère dans la continuité des précédents chapitres.

Malgré sa tonalité inquiétante, plus sombre et plus violente, X-Men : Days of Future Past n’en est pas moins jubilatoire et parvient à provoquer ce même enthousiasme juvénile face à ces super héros en lutte contre toute discrimination.

Du grand divertissement.

Sortie le 21 mai 2014.

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Monuments Men

470425.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxInspiré de faits réels, Monuments Men raconte la plus grande chasse au trésor du XXe siècle.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes – directeurs et conservateurs de musées, artistes, architectes et historiens d’art – se jettent au cœur du conflit sans la moindre expérience en tant que soldats pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces « Monuments Men » vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Créée en juin 1943 par le président Roosevelt, la Commission américaine pour la protection et la sauvegarde des monuments artistiques et historiques en zones de guerre va permettre la constitution d’un groupe de volontaires – environ 350 personnes de 13  nationalités différentes – engagés pour la préservation et la restitution de chefs d’oeuvres volés ou menacés de destruction. Grâce à leur mobilisation, leurs expertises, leurs réseaux et leurs recherches minutieuses, plus de 5 millions de tableaux, sculptures, tapisseries… seront restitués.

Face à un tel sujet historique ô combien passionnant – et encore peu traité au cinéma -, George Clooney décide de repasser derrière la caméra et s’entoure d’un casting des plus prestigieux réunissant Matt Damon, Cate Blanchett, Bill Murray, John Goodman, Jean Dujardin… pour rendre hommage à ces hommes de l’ombre héroïques.

L’intention semblait donc bonne et des plus réjouissantes. C’était sans compter ce désir incompréhensible d’adapter l’Histoire sous un angle comique dont l’effet frise le ridicule tout au long du film.

Soit, Clonney et ses potes ont eu l’air de s’être bien marrés sur le tournage et l’on imagine non sans mal les concours de grimaces et autres « clonneyries » improvisés entre les scènes. Mais à trop verser dans le divertissement, « M. Nespresso » livre un film ultra édulcoré, manichéen au possible et sans la moindre émotion, si ce n’est l’exaspération du spectateur devant ces joyeux Yankees caricaturaux débarquant tels des super héros dont l’excès de patriotisme – ces messieurs n’hésitent pas à brandir le drapeau américain même dans les situations d’urgence – verse dans le pathétique.

Le seul intérêt de Monuments Men est de donner envie de s’intéresser davantage à George Stout et à ses hommes dont le film s’inspire, et de découvrir Le Front de l’art, le livre souvenirs de Rose Valland, résistante qui permis la sauvegarde de milliers d’oeuvres du Musée du Jeu de Paume.

Pour le reste, Clooney signe une pseudo-comédie potache, aux accents mélodramatiques insupportables (amateurs de violons, vous serez servis), inapproprié, vain… Tout bonnement décevant.

Sortie le 12 mars 2014.

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