Vice Versa

571071.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAu Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité,  Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…

Présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes, Vice Versa, petit bijou d’ingéniosité sorti tout droit de l’univers Pixar, a mis la salle Lumière en émoi. Sifflets d’excitation, trépignements d’impatience, francs éclats de rires et salves d’applaudissements… Les festivaliers (spécimen réputé pour son niveau d’exigence vertigineux) ont été séduits, certains affichant un sourire radieux, d’autres tentant de camoufler leurs yeux rougis par l’émotion, tous ayant retrouvé le temps d’une heure et demie leur âme d’enfant.

Comme bon nombre de cinéastes, Pete Docter (à qui nous devons le merveilleux Là-Haut) a puisé son inspiration dans son expérience personnelle puisque c’est en observant sa fille grandir et « attraper l’adolescence » – fléau que tout parent subit, peu importe l’entraînement de commando préalablement suivi – que lui ait venu l’idée de s’intéresser aux émotions humaines.

Et voici le spectateur embarqué pour un voyage rocambolesque dans l’esprit d’une fillette de 10ans, siège des émotions qui déterminent l’humeur du moment… Et bien plus encore. La mémoire, la pensée, les sentiments, les souvenirs préservés sur les « îles de la personnalité » (l’île de l’amitié, l’île des bêtises, l’île de la famille)… Les émotions tricotent et détricotent, se titillent, se musellent ou s’affirment, donnant lieu à des situations truculentes (en particulier la scène de l’introspection dans la tête des parents, qui permettra de régler à l’avenir bien des querelles de couple !).

Construit autour d’un scénario aussi élaboré qu’inventif, servi par des personnages hauts en couleurs ultra attachants, et sublimé par une mise en scène chiadée et fantaisiste, Vice Versa est une invitation à l’aventure (métaphorique) qui ravira petits et grands.

Un dernier point pour achever de vous convaincre de découvrir cette comédie familiale à l’imagination débordante, pleine d’humour et de tendresse : la diffusion du très joli court métrage Lava (dans la plupart des salles de cinéma), une histoire d’amour impossible sur fond de musique hawaïenne.

Rendez-vous est pris !

Sortie le 17 juin 2015.

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Le Monde fantastique d’Oz ++

20453482.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxApprochez messieurs dames, approchez! Et laissez vous conter la fabuleuse histoire d’un charlatan au grand coeur devenu le plus grand magicien d’un royaume fort lointain, peuplé de sorcières envoûtantes, de poupée de porcelaine attachante, de singe volant à la loyauté sacrée, de fées de la rivière cannibales, de centenaires vigoureux et de nains grincheux.

Cette histoire est celle d’Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse qui se retrouve emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz. Un voyage inattendu qui peut être la chance de sa vie. Tout semble possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à quelques sortilèges, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

A la croisée d’Alice au pays des Merveilles et de L’Imaginarium du Docteur Paranassus, Le Monde fantastique d’Oz déborde de fantaisie – ses personnages, ses couleurs saturées, ses péripéties rocambolesques – et insuffle vent de folie douce au pays où la magie n’est rien sans un minimum d’esprit.

Sam Raimi (Spider-Man) propose une préquelle fidèle au roman de L. Frank Baum en s’inspirant des codes qui ont fait le succès de ce grand classique de la littérature anglaise : féérie, aventure, frayeur, humour, courage et solidarité.

Interprété par des acteurs talentueux – James Franco excelle en cabotin qui se plaît à badiner face aux sublimes et inquiétantes Michele Williams, Rachel Weiz et Mila Kunis  -, sublimé par la musique de Danny Elfman (l’acolyte de Tim Burton) et par une mise en scène soignée, Le Monde fantastique d’Oz tient ses promesses malgré un rythme qui s’essouffle à mi-parcours pour repartir de plus belle jusqu’au feu d’artifices final.

Un film sympathique, malicieux et effrayant qui ravira sans nul doute les enfants, petits et grands.

Sortie le 13 mars 2013.

 

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John Carter ++

L’ancien capitaine John Carter (Taylor Kitsch), las de la guerre civile qui ravage les Etats-Unis en cette fin de XIXe siècle, se retrouve mystérieusement transporté sur la planète Barsoom où il se laisse entraîner malgré lui dans un terrible conflit entre Tars Tarkas (Willem Dafoe) et la captivante princesse Dejah Thoris (Lynn Collins). Dans un monde au bord du gouffre, Carter prend conscience que la survie de cette planète et de ses habitants est entre ses mains.

Des créatures étranges et fascinantes, des « hommes vert » de 3 mètres de haut, aux quatre bras agiles et aux défenses de mammouth, des femmes et des hommes rouge, des personnages caméléons des plus intrigants, un chien-lézard incroyablement rapide et affectueux, des paysages rocheux et arides, des vaisseaux spatiaux arachnéens, des combats dignes des gladiateurs où les fauves sont remplacés par des monstres aux allures de gorilles blancs… Andrew Stanton (Le Monde de Nemo) fait preuve d’une imagination débridée et réussit haut la main le pari de restituer fidèlement l’univers fantaisiste créé il y a plus de cent ans par le romancier Edgar Rice Burroughs.

Inspiré du premier livre du « Cycle de Mars », John Carter met en scène un capitaine de cavalerie rebelle qui erre dans sa Virginie natale à la recherche d’or depuis la mort de sa femme et de son fils pendant la guerre de Sécession. Une découverte inespérée le conduit tout droit sur Barsoom (Mars) où une nouvelle quête l’attend.

Stanton signe un film épique, drôle et rythmé, à la croiséed’Indiana Jones et de Star Wars au scénario efficace et soigné  – le retournement final, la mise en abîme et le récit dans le récit où le personnage de Carter livre son histoire à son neveu, un certain Edgar Rice Burroughs, sont particulièrement jubilatoires.

Et bien que le film soit peut-être un peu long pour les enfants (2h 20), John Carter est à classer dans la catégorie « Grand spectacle » qui ravira les fans d’aventures et de sciences fiction.

Sortie le 7 mars 2012.

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