Game Night

Pour pimenter leur vie de couple, Max et Annie animent un jeu une nuit par semaine. Cette fois ils comptent sur Brooks, le frère charismatique de Max, pour organiser une super soirée à thème autour du polar, avec vrais faux malfrats et agents fédéraux ! Brooks a même prévu de se faire enlever…. sauf qu’il reste introuvable. En tentant de résoudre l’énigme, nos joueurs invétérés commencent à comprendre qu’ils se sont peut-être trompés sur toute la ligne. De fausse piste en rebondissement, ils n’ont plus aucun point de repère et ne savent plus s’il s’agit encore d’un jeu… ou pas. Cette nuit risque bien d’être la plus délirante – et la plus dangereuse – de toute leur carrière de joueurs…

Après l’insignifiant Vive les vacances, le duo de réalisateurs Jonathan Golstein et John Francis Daley (également scénaristes de Comment tuer son boss ?) se rachètent une conduite avec Game Night, une comédie multi-genres aussi déjantée que jubilatoire.

A la fois polar au scénario bien ficelé, film d’action qui fait la part belle aux cascades spectaculaires et aux courses poursuites haletantes, comédie où humour noir et situations rocambolesques font bon ménage, ce Game Night, aux allures de Cluedo louftingue s’avère fort divertissant.

Les réalisateurs prennent un malin plaisir à mener le spectateur en bateau en dosant brillamment les effets de surprise entre deux éclats de rire soudains. De l’absurde, du grotesque, du suspense, de la castagne, et un casting impeccable – dont Jesse Plemons, tout bonnement génial dans le rôle du voisin sinistre et inquiétant… Game Night est une belle surprise, honnête et efficace, qui fait passer un très bon moment en salles.

Sortie le 18 avril 2018.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Au coeur de l’océan

589002.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxHiver 1820. Le baleinier Essex quitte la Nouvelle-Angleterre et met le cap sur le Pacifique. Il est alors attaqué par une baleine gigantesque qui provoque le naufrage de l’embarcation. À bord, le capitaine George Pollard, inexpérimenté, et son second plus aguerri, Owen Chase, tentent de maîtriser la situation. Mais face aux éléments déchaînés et à la faim, les hommes se laissent gagner par la panique et le désespoir…

Ron Howard aux commandes, Chris Hemsworth, Cillan Murphy, Benjamin Walker à babord, Brendan Gleesson et Ben Wishaw à tribord, et comme toile de fond, l’histoire qui inspira Moby-Dick, le roman culte d’Herman Melville. L’affiche est engageante. Ron Howard, en fieffé capitaine, souque ferme et tient haut la barre pour nous livrer, une fois de plus, du grand spectacle.

Le film s’ouvre sur la rencontre de l’écrivain Herman Melville et Thomas Nickerson, qui participa à la terrible expédition de l’Essex alors qu’il n’était qu’un jeune matelot. Le récit se construit sous forme de flash back bien menés, apportant quelque respiration bienvenue à l’histoire, et traduit la réalité d’une époque où l’huile de baleine se monnayait en pièces d’or, où être bien né était gageur de qualité et où la vie de marins ne valait pas tripette.

Un casting hollywoodien, des images grandioses, une narration tout en intensité… voilà de quoi se laisser aisément prendre au jeu de ce film d’aventure épique. Et pourtant, on ressort de la salle de cinéma perplexe, peu dupe de toute cette poudre aux yeux facile et vaine.

Sortie le 9 décembre 2015.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Les Nouveaux Sauvages

346941.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxVulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la raison de la folie. Une trahison amoureuse, le retour d’un passé refoulé, une incivilité au volant… sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l’indéniable plaisir du pétage de plombs.

Produit par les frères Almodovar, Les Nouveaux sauvages est un film à sketches qui s’inscrit dans la lignée des comédies à l’italienne des années 60, croquant avec mordant l’absurdité du quotidien poussée à son extrême.

A travers six tableaux, le réalisateur argentin Damian Szifron dépeint des situations communes ô combien grotesques avec un humour abrasif. Plaçant le spectateur à hauteur des personnages, il propose un formidable exutoire en imaginant des dénouements explosifs comme beaucoup d’entre nous ont pu imaginer sans jamais passer – fort heureusement – à l’acte.

Irrévérencieux, survolté, génialement timbré, Les Nouveaux sauvages est un film jubilatoire chaudement recommandé!

Sortie le 14 janvier 2015.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS