Un Vent de liberté

Niloofar, 35 ans vit seule avec sa mère. Pour protéger celle-ci de la pollution de l’air de Téhéran, la famille décide unilatéralement que Niloofar devra déménager et vivre avec sa mère à la campagne… Alors qu’elle s’est toujours pliée aux exigences des autres, cette fois elle leur tiendra tête.

Présenté à Cannes en 2016 dans la section Un certain regard, Un Vent de liberté évoque la sacro-sainte famille, les rôles que chacun de ses membres doivent tenir plus ou moins volontairement, les frictions et les rancœurs, mais aussi l’amour et l’envie de suivre son propre chemin.

De sa caméra délicate et saisissante, Benhnam Behzadi brosse le portrait d’une femme généreuse, aimante et combative, décidée à s’affranchir des diktats imposés.

« Téhéran est une des villes la plus polluées au monde. […] Dans la ville, on remarque la pollution tant que le phénomène dure et on oublie quelques jours après. En fait, on n’oublie pas, on finit juste par s’habituer ; parce qu’on travaille dans cette ville où l’on aime bien vivre, et qu’on n’a pas le choix. Et on s’habitue à ne pas avoir le choix. Dans mon histoire, Niloofar est quelqu’un qui n’a jamais eu le droit ou l’opportunité de choisir, et qui s’y est habitué. Maintenant elle a besoin d’une « inversion » pour rappeler aux autres et à elle-même le respect de ses propres choix ».

La concision de l’écriture, la sobriété de la mise en scène et surtout, le charme de Sahar Dolatshahi qui propose une interprétation forte et émouvante, font d’Un Vent de liberté un film touchant et délicat.

Sortie le 19 juillet 2017.

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Article rédigé par : Laetitia
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