Une Estonienne à Paris +

20331628.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAnne quitte l’Estonie pour venir à Paris s’occuper de Frida, vieille dame estonienne installée en France depuis de nombreuses années. A son arrivée, Anne se rend compte qu’elle n’est pas désirée. Frida tente par tous les moyens de la décourager. Elle n’attend rien d’autre de la vie que l’attention de Stéphane, son jeune amant d’autrefois. Anne résiste à sa manière. A son contact, Frida va retrouver sa fougue d’éternelle séductrice.

Pour son second long métrage, Ilmar Raag (The Class, inédit en France) s’intéresse à un duo de déracinées au caractère diamétralement opposé. L’une, parisienne d’adoption qui a préféré renier ses origines, est fantasque, capricieuse et multiplie les tentatives désespérées pour rallumer la flamme d’un amour passé. L’autre, qui découvre la Ville Lumière pour la première fois, est effacée, docile et mélancolique. Peu à peu, ces deux femmes vont se découvrir et nouer une amitié inattendue.

Si la mise en scène tout en douceur confère à ce drame discret un charme désuet, le scénario simpliste et ô combien convenu, son manque de relief, ses dialogues inconsistants et même l’interprétation peu convaincante de Jeanne Moreau (que l’on a connu plus inspirée) font de cette Estonienne à Paris un petit film d’auteur bien trop fade et sans surprise.

Seule Laine Mägi, dont la tristesse solaire émeut, sauve quelque peu cette histoire qui se laisse conter, mais qui hélas s’oublie tout aussitôt…

En DVD et Blu-Ray depuis le 2 mai 2013 (Bac films) .

La liste d’autres films qu’il faut avoir vus à retrouver sur Cinetrafic

Rendez-vous sur Hellocoton !
Article rédigé par : Laetitia
  • Twitter
  • RSS

Mettre un commentaire