The Unthinkable

Alors que la Suède subit une attaque mystérieuse supposée terroriste, Alex est forcé de retourner dans son village natal à la mort de sa mère. Il y retrouve Anna, son amour de jeunesse, ainsi que Bjorn, son père qu’il n’a plus vu depuis plusieurs années. Ensemble, ils devront renouer les liens brisés afin de survivre dans un pays plongé dans le chaos… en attendant le prochain assaut.

Primé au Festival du film fantastique de Gérardmer 2019, The Unthinkable est le premier long métrage du suédois Victor Danell, issu du collectif d’artistes Crazy Pictures. Audacieux, le réalisateur met en scène un film catastrophe par le prisme de la sphère intime. Visuellement impeccable (la réalisation est maîtrisée, la photographie soignée), le films pèche malheureusement d’un excès d’ambition, oubliant tout bonnement le traitement scénaristique.
Construit sur deux époques qui se répondent par flash backs, ce film d’action aux accents de science fiction se focalise sur le personnage d’Alex, devenu un musicien célèbre après avoir grandi dans un foyer dysfonctionnel. Le début du film se déroule autour du gamin qui, devenu adulte, est rappelé par son passé et va devoir son confronter à son père. Du moins est-ce ce que laisse présager cette première partie du film. Il n’en est finalement rien.
Ce retour sur les lieux de son enfance n’est qu’un prétexte scénaristique qui n’apporte rien à l’intrigue. La relation du père et du fils reste superficielle et l’on bascule alors dans cette histoire d’attaque terroriste incompréhensible et incohérente au possible. Les personnages manquent de consistance, les scènes s’enchaînent avec maladresse, les événements apocalyptiques qui se profilent nous laisse sur notre faim.
Voici un film hélas brouillon, bancal et mal amené, qui, faute d’un scénario solide, nous plonge dans la confusion la plus totale et dans un ennui certain. 

En VOD depuis le 28 mars 2019.

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Entretien avec Léo Pons à propos de L’Étrange journée de Monsieur Goodman

Arthur Goodman est un antiquaire aigri. Quand un étranger au chapeau noir entre dans sa boutique, il le considère comme un gêneur de plus, un curieux qui va déranger son agencement méticuleux. Mais l’étrange client va lui faire une proposition difficile à refuser…
L’Étrange journée de Monsieur Goodman est un court métrage où le fantastique côtoie la fantaisie, où le rêve peut devenir cauchemar, où le pragmatique s’efface derrière l’extraordinaire. Un décor foisonnant, des tonalités chaudes qui ne sont pas sans rappeler l’univers d’un certain Jean-Pierre Jeunet, une mise en scène ingénieuse… notre curiosité piquée au vif, nous avons rencontré – virtuellement – Léo Pons, jeune réalisateur dont l’imagination débordante semble réserver quelques belles promesses.
Des Films et des Mots : Quel a été de point de départ de L’Étrange journée de Monsieur Goodman ?
Léo Pons : J’ai eu envie de faire un court-métrage différent de ce que j’ai l’habitude de faire, dans un registre que je n’avais jusqu’à présent pas exploité, et pour lequel j’ai cependant énormément d’intérêt : le fantastique. C’est en revisionnant des épisodes de la série « La quatrième dimension » que le déclic s’est fait : « Et si je faisais un film dans cet esprit ? Une sortie d’hommage à cette superbe série ».
DFDM : L’écriture, l’ambiance fantastique, le narrateur sont autant d’éléments qui font référence à la série « La Quatrième dimension » que vous venez d’évoquer. Quelle influence cette série a-t-elle eu sur votre imaginaire?
L.P : J’ai découvert cette série il y a quelques années, et j’ai tout de suite été fasciné par cette série d’histoires fantastiques, énigmatiques, aux chutes toujours inattendues et surprenantes. Je pense que cette série a largement contribué à mon intérêt pour les films fantastiques. D’où l’envie de franchir le pas et de réaliser quelque chose dans cette veine. Dans le même style, j’ai également pu être influencé par les recueilles de nouvelles Le Horla de Maupassant, ou les Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe.
DFDM : Vous êtes une jeune réalisateur mais vous vous êtes déjà fait remarquer par votre précédent court métrage, Le Hobbit : le retour du roi du Cantal. Pourriez-vous nous « pitcher » votre film, nous parler de votre univers de réalisateur, de vos envies de cinéma ?
L.P :  L’idée du Hobbit du Cantal m’est venue avec des amis fans comme moi du Seigneur des Anneaux. En 2014, on s’est dit que les paysages de la saga de Peter Jackson ressemblaient comme deux gouttes d’eau à ceux du Cantal ! C’est ce qui m’a donné l’idée d’en faire une parodie. La Terre du milieu… version Terre d’Auvergne ! Au départ c’était juste un délire entre copains, et puis au fil du temps, ce qui était un modeste hommage a pris de l’ampleur avec même des retombées dans la presse nationale. Mais on ne s’est jamais vraiment pris au sérieux, et cela reste un film (très) amateur. Je suis, depuis, passé à autre chose. J’ai changé de style et je pense avoir progressé dans ma narration et ma réalisation. C’est ce que j’essaye de prouver avec mon nouveau film L’Étrange Journée de Monsieur Goodman qui, je l’espère, aura une vie en festivals de courts-métrages.
DFDM : Comment êtes-vous venu à la réalisation ? Avez-vous d’autres projets en cours ?
L.P : Quand j’avais 16 ou 17 ans, un ami magicien m’a proposé de réaliser des vidéos de ses tours de magie. Cela m’a tout de suite plu, et j’avais de bons retours concernant mes vidéos. J’ai alors commencé à faire des films pour des amis, des associations. Je filmais à l’époque avec une petite caméra. Dès que j’ai eu 18 ans j’ai franchi le cap, et j’ai investi dans du matériel. Je me suis mis à mon compte, et j’ai crée mon auto-entreprise de réalisation audiovisuelle, « Leomedias ». Aujourd’hui j’ai 21 ans, et je continue à alterner réalisation de films d’entreprise, et réalisation de courts-métrages personnels. Le tout en parallèle de mes études (je suis en première année de Master Communication Politique). Concernant mes projets à venir… eh bien, seul l’avenir nous le dira !

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Star Treck Sans limites

462362.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxUne aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l’espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.

Chers lecteurs, je préfère vous avertir que cette critique a été rédigée par une novice de la saga créée par Gene Roddenberry. Et malgré le peu d’éléments de comparaison avec la série culte du petit écran dont les aventures ont déjà fait l’objet de deux chapitres au cinéma, je reconnais bien volontiers que ma première expérience à bord de l’Enterprise a été édifiante.

Il fallait bien un troisième opus pour célébrer le demi-siècle de la franchise Star Treck. Et ce nouveau volet ne déroge pas à la règle qui a fait son succès : de l’action à foison – des images à couper le souffle, des courses poursuite à vous tenir en haleine un asthmatique, de la castagne en veux-tu en voilà -, une intrigue assez simple -pour quiconque fait fi du langage nébuleux propre à la science fiction -, les légendaires bisbilles de Spock et du Capitaine Kirk, des dialogues pince-sans-rire, des extra-terrestres rock’n roll…

Plaisant et efficace, Star Trek sans limites nous embarque dès les premières minutes dans cet univers futuriste à l’imagination débordante… Et le générique de fin passé, on se surprend à en redemander!

Sortie le 17 août 2016.

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